J'écoute le iPod de la belle Manue en tapant fort sur le clavier du Cyber.
"Please tell my brother" d'Ariane Moffatt cogne dans mon crâne. Un bon goût d'Occident en ce 14 février solitaire. Les visages se bousculent dans mon esprit. J'aurais tant à vous partager. Je vous traîne au creux de ma paume, m'efforce de tout me rappeler pour vous raconter, pour vous faire vivre le Burkina à travers moi.
L'Afrique se dessine peu à peu dans mes veines. Les anecdotes s'amoncellent, la confiance se décuple.
J'ai l'impression d'être quelqu'un. De bien, même. Merci la vie.
Bon, assez parlé de moi. Samedi, on a joué les touristes! Je vais faire ça bref, le temps est compté.
Lever à 5h. Une souris me marche sur les pieds. Coquine, va. Les margouillats parcourent le plafond, l'air est frais. Vers 6h, on se rejoint toutes, direction le Pic du Naouri. La route, un espèce de terreau rouge tout de bosses vêtu, passe vite, trop vite, sous les baobabs. On freine sec et souvent. C'est que, voyez-vous, les traverses de chèvres, de pintades, de cochons et de boeufs font légion ici. Sans parler des cyclistes et des piétons que le véhicule semble presque frôler. Je me tiens serrée sur mon siège et ravale mes principes de courtoisie routière, enfile mes écouteurs et profite du paysage africain. Je papote avec Emilie quand tout à coup, le chauffeur entreprend d'embarquer un pouceux... Je m'étire le cou pour voir ce qui se passe et aperçoit un militaire, tout de mitraillette vêtu, prendre place au premier banc.
Bin coudonc. Je ravale mes principes de non-violence, lui souris chaleureusement. "On est bien protégés maintenant!", nous lance Kassoum, notre accompagnateur burkinabé. On rit. La vie est belle. Même avec une mitraillette, on dirait bien.
On le débarque à un endroit "x" et continue la route. On arrive enfin au Naouri. Evidemment, avant d'entreprendre l'ascension du pic, il faut rencontrer le chef. On espère toutes recevoir un coq de sa part, une brebis au moins, mais il préfère la discrétion et nous demande 5000 francs pour un sacrifice. Cette somme lui permettra de sacrifier une bête quelconque afin de nous assurer une montée agréable et sans danger. Malheureusement, la cérémonie se fera sans nous. Dommage, j'aurais voulu jeter un oeil à tout ça.
***
Merde, mon temps achève déjà. La suite de l'histoire à mon retour seulement. J'ai décidé de vous concocter un article par jour de stage lorsque je serai au Québec. Z'êtes contents?
Sinon, ma Saint-Valentin est tranquille. Un petit garçon mignon me crie Nassara en me faisant des "babye". Et moi, je m'attendris le dedans, m'épanouis le coeur et me cultive le bonheur.
Ce soir, je regarde le ciel différemment. La lune forme un sourire. Les étoiles scintillent et rayonnent sur ma mine épuisée.
Je voulais un souper aux chandelles. Un tête-à-tête avec l'Afrique, c'est bien mieux!
Kawara (mon nom burkinabé qui signifie femme éveillée, femme vive et vivante)
Arrête de vouloir faire vivre l'Afrique aux autres et vis là toi-même! (C'est une blague, je ne doute pas que tu la vives aussi.)
RépondreSupprimerJ'voulais juste te dire que j'ai failli verser une larme en lisant ton blog. C'est délicieux, c'est poignant, ça donne le goût d'y être et surtout, surtout, ça me rend ô combien fière de vous avoir donné deux piasses pour vous encourager. (ahum.)
Bonne fin de voyage. Je vais continuer de venir pleurer ici de temps en temps.
Tu écris tellement bien Val ! À chaque fois que tu publie un article sur ton blog je m'empresse de le lire pour savoir quel aventure tu as vécus! On a l'impression d'être avec toi tellement tu nous racontes ne manière précise ce que tu vis. À chaque fois tu semble vivre de plus en plus de belles expériences dans ce petit coin de pays où tu te trouves. Je te souhaite une joyeuse St-Valentin ! Continue de t'épanouir !!!
RépondreSupprimerGros bisous
Cri-cri
xxxxxx
Kawara! J'adore! C'est toujours le moment d'émerveillement de ma semaine quand je lis un de tes articles. Ils sont magiques. Je suis vraiment contente que t'aies décidé de nous concocter des articles à ton retour.
RépondreSupprimerLa coquine souris et le gars aux mitraillettes = Pissant.
J'commence à m'ennuyer là! MAUDIT!
Bonne Saint-Valentin!
J'ai envie de terminer ce commentaire avec quelque chose qui te fera sûrement sourire :
Shit out fuck yeah!
Pogo xxxxxx
Cette promenade est débridée à souhait! Le type avec la mitraillette, c'est le bouquet. J'ai bien hâte de savoir la suite! L'idée d'un article par jour, c'est une belle surprise.
RépondreSupprimerIl y a un restaurant de sushis qui a l'air fameux dans mon bloc appartement, je t'attends avant de l'essayer.
Bonne Saint-Valentin belle Valérie!
Heum. Ici Catherine B., roomie d'Ann-Julie. Le premier commentaire, c'est moi. Heu, j'avais écrit mon nom mais il semble que ça se soit pas affiché, et là j'ai l'air d'une fille qui se sent mystérieuse et qui signe pas ses messages.
RépondreSupprimerCatherine, t'es parfaite. HAHAHAHA!
RépondreSupprimerChère BFF, j'ai oublié de te dire quelque chose de très important : Le nouveau single de Britney est sorti et c'est le top des vies. J'ai hâte de pouvoir danser avec toi là-dessus! (Y'a même un bout lyrique!) BIG LOVE.