Mardi, 25 janvier 2011
7 heures de vol. Et encore à Montréal. Et on attend.
Heureusement, la gentille compagnie Air France nous paye l'hôtel, le déjeuner et le dîner demain.
Nous devrions prendre le même vol demain direction Paris, puis Ouaga, mais rien n'est certain.
Je lâche pas.
Sur ce, bonne nuit. Il est tard, très tard, et je suis épuisée.
Je pense à vous dans mon hôtel tout-inclus!
C'est drôle d'écrire ceci alors que je suis présentement dans un hôtel deluxe avec internet sans fil, piscine et salle d'entraînement gratuits. Bin oui, je suis encore à Montréal. Le voyage s'est aigri avec un avion plutôt amoché. Mais j'ai tous mes membres, et le bonheur me galvanise. Demain, on repart.
Voici donc les détails du vol, petits curieux que vous êtes.
Le départ Bagotville-Montréal s'est déroulé à merveille, ma grosse face rougie par les larmes, ma bouche ouverte bêtement pendant que je somnolais avec toute la grâce que Dieu m'a offert. Marilyn (une stagiaire) m'a tenu bonne compagnie. Arrivées à l'aéroport de Montréal, on a dîné toutes les deux (du bon Tim Hortons), on a attendu. On a attendu. On a attendu encore. C'était long, interminable. Heureusement, des centaines de gens aux accents exotiques m'ont gardée éveillée.
Les autres filles sont arrivées une à une avec leurs valises trop pleines et leurs parents trop tristes. Dures émotions que les adieux! On a attendu, attendu encore, on a enregistré nos bagages, on a passé les douanes (j'étais bin clean, évidemment, pas de dope, pas de trucs chimiques ou d'armes). Puis on est embarqué dans l'avion, direction PARIS!
C'est à ce moment précis que l'enfer s'est mis à s'agiter sous nos pieds.
On s'assoit, donc, et on attend. Le pilote se présente, bla bla bla, sorties de secours, bla bla bla, consignes de sécurité. "Armement des toboggans, vérification des portes opposées." On fait le plein de carburant, apparemment, pour être sûrs de pas crasher au milieu de l'Atlantique. À cause du froid sibérien et des précipitations, l'avion doit ensuite passer au "dégivrage des ailes" avant qu'on décolle. Go for it Air France, on est prêtes!
Et on dégivre, et on attend. C'est ça, les départs. Des adieux, des larmes, pis de l'attente.
L'avion se met en place pour décoller. Re-sorties de secours, re bla bla bla, re-consignes de sécurité. "Réarmement des toboggans, revérification des portes opposées." On fait le tour du stationnement, aussi immense soit-il, on démarre et on arrête aussi tôt. On nous signale une alarme mineure. Et on attend, paniquées.
Le pilote nous assure que ce n'est rien de grave. Seulement la protection contre la givre qui, avec le tour du stationnement et le temps écoulé, n'est désormais plus assez efficace pour décoller. Objectif? Repasser au dégivrage. Et on re-dégivre!
L'enfer bouillonnait, j'vous dis, moé!
Comble de malheur. Avec tous ces déplacements, l'avion a consommé beaucoup de carburant. On se dirige vers la plateforme pour faire le plein, mais un autre appareil y est déjà. On attend. On refait le plein.
Bref, après trois heures trente assises dans l'avion, le vol 345 finit par décoller. On soupe aussi. Parce qu'il est tard et qu'on est affamées.
Mais attention, Satan n'avait pas dit son dernier mot.
Après 2 heures de vol, ça commence à sentir le brûlé dans la cabine. Plutôt fort, même. Nos écrans de télé ferment subitement. Le pilote se met à parler: "Un problème de ventilation est survenu, causant des poussières et cette odeur de brûlé. C'est un système indépendant qui n'affecte pas la conduite du vol, mais nous trouvant près de la côte-est canadienne, il serait plus prudent de ne pas traverser l'Atlantique. L'avion tourne en ce moment même, direction Montréal, par mesure de sécurité!" Eh oui, demi-tour !
Voici donc les détails du vol, petits curieux que vous êtes.
Le départ Bagotville-Montréal s'est déroulé à merveille, ma grosse face rougie par les larmes, ma bouche ouverte bêtement pendant que je somnolais avec toute la grâce que Dieu m'a offert. Marilyn (une stagiaire) m'a tenu bonne compagnie. Arrivées à l'aéroport de Montréal, on a dîné toutes les deux (du bon Tim Hortons), on a attendu. On a attendu. On a attendu encore. C'était long, interminable. Heureusement, des centaines de gens aux accents exotiques m'ont gardée éveillée.
Les autres filles sont arrivées une à une avec leurs valises trop pleines et leurs parents trop tristes. Dures émotions que les adieux! On a attendu, attendu encore, on a enregistré nos bagages, on a passé les douanes (j'étais bin clean, évidemment, pas de dope, pas de trucs chimiques ou d'armes). Puis on est embarqué dans l'avion, direction PARIS!
C'est à ce moment précis que l'enfer s'est mis à s'agiter sous nos pieds.
On s'assoit, donc, et on attend. Le pilote se présente, bla bla bla, sorties de secours, bla bla bla, consignes de sécurité. "Armement des toboggans, vérification des portes opposées." On fait le plein de carburant, apparemment, pour être sûrs de pas crasher au milieu de l'Atlantique. À cause du froid sibérien et des précipitations, l'avion doit ensuite passer au "dégivrage des ailes" avant qu'on décolle. Go for it Air France, on est prêtes!
Et on dégivre, et on attend. C'est ça, les départs. Des adieux, des larmes, pis de l'attente.
L'avion se met en place pour décoller. Re-sorties de secours, re bla bla bla, re-consignes de sécurité. "Réarmement des toboggans, revérification des portes opposées." On fait le tour du stationnement, aussi immense soit-il, on démarre et on arrête aussi tôt. On nous signale une alarme mineure. Et on attend, paniquées.
Le pilote nous assure que ce n'est rien de grave. Seulement la protection contre la givre qui, avec le tour du stationnement et le temps écoulé, n'est désormais plus assez efficace pour décoller. Objectif? Repasser au dégivrage. Et on re-dégivre!
L'enfer bouillonnait, j'vous dis, moé!
Comble de malheur. Avec tous ces déplacements, l'avion a consommé beaucoup de carburant. On se dirige vers la plateforme pour faire le plein, mais un autre appareil y est déjà. On attend. On refait le plein.
Bref, après trois heures trente assises dans l'avion, le vol 345 finit par décoller. On soupe aussi. Parce qu'il est tard et qu'on est affamées.
Mais attention, Satan n'avait pas dit son dernier mot.
Après 2 heures de vol, ça commence à sentir le brûlé dans la cabine. Plutôt fort, même. Nos écrans de télé ferment subitement. Le pilote se met à parler: "Un problème de ventilation est survenu, causant des poussières et cette odeur de brûlé. C'est un système indépendant qui n'affecte pas la conduite du vol, mais nous trouvant près de la côte-est canadienne, il serait plus prudent de ne pas traverser l'Atlantique. L'avion tourne en ce moment même, direction Montréal, par mesure de sécurité!" Eh oui, demi-tour !
7 heures de vol. Et encore à Montréal. Et on attend.
Heureusement, la gentille compagnie Air France nous paye l'hôtel, le déjeuner et le dîner demain.
Nous devrions prendre le même vol demain direction Paris, puis Ouaga, mais rien n'est certain.
Je lâche pas.
Sur ce, bonne nuit. Il est tard, très tard, et je suis épuisée.
Je pense à vous dans mon hôtel tout-inclus!