10 semaines de coopération internationale au pays des hommes intègres. 10 filles prêtes pour l'aventure.
70 jours d'anecdotes, de récits, d'apprentissages et d'échanges. 70 angoisses, 70 bonheurs.
2 mois et demi de dépaysement. 2 peuples, 2 cultures.
Et un rêve qui éclot au fond de mon coeur...


jeudi 3 février 2011

Nouvelles et volaille

Salut la gang!

D'abord, je tiens à vous dire que je n'ai pas pu aller voir mes e-mails ni mes messages facebook puisque Iternet n'a pas la même vitesse qu'au Canada.

Ne vous inquiétez pas pour moi: tout va bien au Burkina. Nous sommes arrivées à Manga depuis samedi. La ville est belle, les routes sont rouges et la poussière abonde dans mes iris. Heureusement, la chaleur et l'accueil des burkinabè suffisent à oublier le sable qui souffle sur ma peau de nassara (blanche en mooré).

C'est hallucinant à quel point les enfants et la population entièere est fascinée par l'arrivée de 10 Occidentales dans leur ville. Les jeunes nous suivent en courant, ils hurlent "nassara, nassara, nassara!", ils viennent nous serrer la main, leurs grands yeux curieux ouverts sur notre monde, sur le respect des différences. Décidément, ils ont beaucoup à nous apprendre, les p'tits noirots.

J'habite chez la famille Kabre. Ma maman africaine est une Gouroussi (une des ethnies du Burkina si j'ai bien compris). Elle peut sembler ti,ide à première vue, mais seule à seule, elle a de a jasette. Elle a déjà pris soin de m'entretenir sur les relations hommes-femmes! Hourra pour Maman burkinabé. Quant à mon père, c'est un bel homme ventru et amusant dont la bouche couronnée d'une divine moustache ne s'arrête pas. Il est propriétaire d'un maquis en plus (un bar). Il y a également Marcelin, mon frère de 17 ans. Il est en quatrième (secondaire 4), il se,ble studieux. Il est plutôt typiquement adolescent mâle, c'est-à-dire que ses réponses sont concises, mais il est de plus en plus réceptif à la discussion. J'ai hâte de l'apprivoiser et d'en savoir plus sur lui. Je devrais aller à la messe avec lui samedi soir. J'ai également une soeur, Alice. C'est la bonne à la maison et nous avons déjà pris l'habitude d'aller chercher le pain ensemble en soirée. Elle m'impressionne beaucoup avec sa force de caractère et son rire attachant. Je vais essayer de la sortir avec moi au Majesty (la discothèque) puisqu'elle aime danser et chanter. Finalement, j'ai un chien de 18 mois qui s'appelle Patience et quelques poules... Bin oui, je vaincs peu à peu ma peur des oiseaux.

Parlant d'oiseaux, c'est le thème de la journée pour mon blogue (lisez le titre, yo!). Fait intéressant, les routes sont parsemées de "charognards", soient des espèces de vautours qui picorent la nourriture. Ils n'attaquent pas les gens, mais je dois avouer qu'ils me font peur avec leurs becs acérés et leurs grosses plumes sales. Bon, je vais arrêter de faire ma nassara. Les vautours n'altèrent en rien la beauté de ce stage.

Pour en revenir au titre, je vous écris pour vous faire part d'une anecdote particulièrement savoureuse qui vient tout juste de se dérouler.

Nous étions en visite à Nobéré où se situe le siège de Weog La Viim, l'association avec laquelle on travaille. En passant sur la route, le chef du village nous a vues et tenait à rencontrer les nassara pour savoir ce qu'on allait faire dans son patelin. Nous nous retrouvons donc dans sa cour puor les salutations officielles qui étaient de mise et il nous apprend qu'il a une surprise pour nous. En guise de remerciement pour notre implication, il a offert au groupe de stagiaires... le plus jeune coq de son élevage. Eh oui, Anabelle s'est retrouvée avec un coq flamboyant, les deux pattes attachées pour ramener avec nous à Manga. Bien sûr, c'est un grand honneur que de recevoir un tel cadeau et nous en sommes très reconnaissants au village de Nobéré. Reste que le coq traîne dans la cour d'une stagiaire en attendant qu'on le déplume et le mange comme le veut la tradition.

En passant, la tradition veut aussi que ce soit la plus jeune du groupe qui tienne le coq dans ses mains... et c'est moi la plus jeune! Soyez fiers chers amis, une photo avec un poulet vivant entre mes doigts devrait paraître à mon retour. Oh yes!

C'est ce qui conclut mon billet de la semaine.

Je termine toutefois avec un résumé de mon état question de vous rassurer.

  • La santé, la digestion et le sommeil vont bien. Yel kabeye (y'a pas de problème)
  • Je me sens chez moi à la maison. Ma famille prend bien soin de moi, ma chambre est grande et relativement fraîche. Ah oui, je fais partie des chanceuses qui a sa douche et sa toilette, même. Dieu est grand !
  • Le groupe est vraiment un bon pilier. On s'entend toutes très bien et le climat est bon. On est capables de s'auto-gérer et on rit beaucoup.
  • Je ne m'ennuie pas du Québec. Je pense à vous, mais je ne pleure pas ma vie le soir.
  • Le Burkina sent bon.

Voilà! Bilfou (à bientôt).

3 commentaires:

  1. Valérie,

    Tu écris bien, j'ai l'impression de vivre tes aventures avec toi. Remercie ton adorable famille burkinabé de ma part, elle semble prendre la relève avec brio. J'ai beaucoup aimé ton anecdote, tu m'as fait sourire! Tu sembles profiter pleinement des opportunités qui te sont offertes, je te reconnais bien là. Je suis fière de toi, ma poulette! Je t'aime!

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  2. Marie-Claude Montminy3 février 2011 à 17:54

    J'ai mis ton blog dans mes favoris depuis le tout premier jour. J'ai lu tes articles avec attention, et je vais continuer à le faire pendant neuf semaines encore, c'est certain. Ton désir de connaitre l'étranger, de les aider, mais également d'apprendre d'eux m'impressionne grandement.

    Pour ma part, et bien, je suis un peu plus "à l'aise dans mon confort". Voyager okay, mais avec une certaine limite. Or, j'ai ce désir de comprendre les autres cultures. Ton blog me permet donc de découvrir les africain à travers ton regard. Je dévore tes articles; j'ai l'impression de vivre tes aventures avec toi également. Ton écriture me transporte dans ce "Pays des hommes intègres".

    Profite bien de te sejour, et sache que tu m'impressionne beaucoup par ton courage, car oui, il en faut pour partir 70 jours dans un pays complètement different! :)

    Marie-Claude Montminy

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  3. Merci pour tes images. tout comme Émmanuelle tu nous fais voir par tes mots un petit peu de ce que tu vois et j'aime bien. Bon séjour et profitez en bien. Ici le froid vous attend.

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